Chaque ministre de l'éducation nationale veut marquer son passage à la tête du ministère le plus important en effectif : 1,4 million d'agents. Durant le deuxième quinquennat d'Emmanuel MACRON, c'est l'instabilité qui a prévalu, avec à ce jour 7 ministres. Ceux restés plus de 3 mois ont commandé aux hauts fonctionnaires la mise en place de réformes. Certains ministres sont partis avant même d'en voir les résultats... ce "tournez manège" constant épuise les personnels.
Bilan des réformes proposées par 3 des ministres cités ci-dessus:
Edouard GEFFRAY, dernier Ministre de l'Education nationale en poste du second quinquennat d'Emmanuel MACRON, avait dit qu'il ne ferait pas de grande réforme. Mais il n'a pas pu s'empêcher d'y réfléchir, conseillé par les hauts fonctionnaires qui lui servent de conseillers dans son cabinet.
Pour lui, il faut redresser le niveau de l'orthographe. Il a commandé à son administration une plus grande sévérité au DNB (Diplôme National du Brevet) et au BAC, pour mettre fin au rehaussement des notes par l'administration dans le dos des professeurs-correcteurs, technique utilisée pour que les Recteurs puissent annoncer les scores les plus élevés possibles, et que Gabriel ATTAL avait dénoncé (en disant tout haut, enfin, ce que tous les professeurs savaient depuis 40 ans) durant son court passage à la tête de ce ministère.
Edouard GEFFRAY souhaite qu'un collégien qui n'est pas capable de bien orthographier sa copie soit sanctionné comme il se doit. Après 40 ans de laxisme sur ce sujet, avec une Education nationale qui a supprimé progressivement le redoublement pour faire des économies, laissant passer de classe en classe des élèves qui ne savaient ni lire ni écrire, et d'autres qui n'avaient pas le niveau des connaissances souhaitées, le Ministre a décidé de mettre un STOP.
La génération de collégiens qui se prépare au DNB en 2026 et celle des lycéens qui prépare le BAC en 2026 sera donc notée plus sévèrement que leurs prédécesseurs: ce sont eux qui vont "essuyer les plâtres", sans comprendre pourquoi cette sévérité intervient maintenant, après leur avoir permis de réaliser leurs scolarité en tolérant qu'ils passent d'un niveau à l'autre sans maîtriser les bases de la langue française, pour une partie d'entre eux.
Le Ministre a aussi décidé d'introduire un concours d'excellence, dans une vision élitiste de l'enseignement, pour la session 2027 pour le niveau collèges. C'est curieux: à partir de mai 2027, il ne sera plus ministre de l'Education nationale, puisque les élections présidentielles auront eu lieu, et qu'il n'a aucune chance d'être prolongé comme Ministre de l'Education nationale par la future majorité. En effet, ce qui ressort de l'actualité de ces derniers mois, est que les électeurs ont envie de refermer cette longue parenthèse ultra-libérale qui aura duré 10 ans. Gageons que le prochain Ministre de l'Education nationale nommé en mai 2027 annulera la mesure de son prédécesseur (tous les ministres qui se sont succédé ont renoncé à tout ou partie de ce que leur prédécesseur avait proposé ou réalisé) pour s'attirer dès son entrée en fonction les bonnes grâces des élèves, et de leurs parents.
le Ministre avait dit qu'il ne souhaitait pas imposer une réforme des programmes aux professeurs. Autant dire que la DGESCO ne l'a pas suivie sur cet aspect...

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