Edouard Geffray pilote l'éducation nationale par les chiffres: un million d'élèves en moins depuis 2018 jusqu'à 2028 nécessite de réduire le nombre de professeurs.
Pourtant, à chaque rentrée, il manque au moins 4.000 professeurs, les parents râlent, se font rembourser les absences des professeurs, qui, eux, ont des classes surchargées. Alors, qui croire ? Est-ce l'éducation nationale qui anticipe trop vite la pénurie, ou n'ajuste pas bien ses effectifs là où c'est nécessaire ?
Qui sera victime parmi les professeurs, d'une mesure de carte scolaire pour la rentrée 2026, dans ce poste fixe obtenu de haute lutte, après des années de remplacements dans des conditions toujours difficiles, VRP de l'éducation nationale après un Master2, avec 1,4 SMIC comme traitement dans les régions académiques urbaines les plus chères de France ? (Versailles, Créteil, Paris).
Et quid des élèves apportés par les flux d'immigration ? Est-ce la variable qui crée ces surcharges de classes et que ne peut pas anticiper le Ministère de l'Education nationale ?
Pourquoi les politiques et ce ministère ne peuvent-ils accepter "une année blanche", sans baisse d'effectifs de professeurs, juste pour évaluer ce que donneraient en école et collège, des classes d'une vingtaine d'élèves ?
Ce qui à l'évidence réduirait la souffrance des professeurs, et rendrait leur métier plus agréable, avec ce sentiment qu'enfin, l'éducation nationale les aurait respectés, au lieu de mécontenter les parents sur les absences des professeurs, le manque de remplaçants, et l'opinion publique sur le rapport Budget dépensé/réussite effective des élèves français aux enquêtes PISA ?
Le Ministre fait des économies sur le nombre de professeurs devant élèves, et les effectifs d'élèves en école et collège se réduisent, mais le budget de son ministère ne fait qu'augmenter. Où passe cet argent ?

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