A compter du 1er mai 2026 les professeurs titulaires devront avoir la MGEN pour complémentaire santé, laquelle sera prise en charge à 50% (pour les garanties de base) par leur employeur: est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle, au sein d'un Ministère qui ne cesse de réduire les libertés individuelles de ses professeurs ? Si les professeurs et leurs syndicats acceptent ce diktat, quelle sera la prochaine étape ?
Depuis le début des années 2000 c'est la mise au pas des enseignants, certains ministres ayant voulu revenir au contrôle de leurs libertés comme sous la IIIe République:
- suppression de leur liberté d'expression orale et écrite sur leurs conditions de travail sauf sous couvert d'une association ou d'un syndicat. Des Chefs d'établissements, des IEN et des IA-IPR zélés, pratiquant un "esprit de Cour" pour faire remarquer leur loyauté et tenter de "grimper vers de beaux postes", traquent les professeurs qui osent s'exprimer en leur identité propre sur les réseaux sociaux, pour les "convoquer" ensuite "à s'expliquer".
- suppression de leur liberté de reconversion par la multiplication des nécessités de service pour empêcher leurs envies de repartir trop tôt (et même après des décennies !) vers un emploi dans le privé ou une création d'entreprise. C'est devenu l'une des caractéristiques les plus sombres de la condition enseignante en France: la privation de la liberté de repartir, 11 à 12 mois sur 12. Les professeurs qui veulent vraiment repartir ailleurs quand ils en ont envie, quand ils ont trouvé à n'importe quel moment de l'année, un autre employeur, n'ont quasiment que la solution de la démission sous forme d'abandon de poste pour y parvenir,
- forte restriction de leur liberté de mobilité géographique par l'application d'un système de barème complexe lors de leurs mutations: à peine 15% obtient satisfaction sur ses voeux. Et ceux qui ont obtenu une disponibilité, quelle qu'en soit la nature, n'ont même pas le droit d'enseigner durant cette disponibilité dans une autre académie.
- et en 2026, le système extrêmement rigide (dixit Valérie PECRESSE) qui les dirige introduit une nouvelle contrainte, après avoir promis la prise en charge de la moitié des frais de la complémentaire santé des professeurs pour "les garanties du panier se soin obligatoire": obligation de choisir la Mutuelle Générale de l'Education Nationale, avec laquelle l'éducation nationale passe tous les 5 ans des Accords-Cadre.
Quelle sera la prochaine étape pour les professeurs, citoyens d'une démocratie privés de plus en plus de leurs libertés individuelles ?
Vont-ils préférer aller enseigner dans d'autres pays qui les paieront et les valoriseront mieux ? C'est ce que le papy-boom à l'oeuvre dans tous les pays développés nous dira, dans une vingtaine d'années...
Bon nombre de professeurs adhère à d'autres mutuelles actuellement.
Devront-ils renoncer à la complémentaire de leurs choix ?
Sur les réseaux sociaux, ils sont nombreux à comparer les avantages et inconvénients des différentes mutuelles. Pourquoi la MGEN a-t-elle été la seule mutuelle à candidater à l'appel d'offres de l'Education nationale pour devenir la complémentaire santé obligatoire des professeurs ? Alors que tout appel d'offres doit comporter au moins le nom de trois entreprises dans tous les appels d'offres lorsqu'il s'agit pour un professeur d'organiser une sortie pédagogique pour trouver un transporteur, pourquoi le Ministère de l'Education nationale, cette fois, a-t-il accepté de déroger à ce principe en n'autorisant qu'un candidat ?
Les professeurs s'interrogent. Pourquoi n'ont-ils pas le choix ? Pourquoi l'Education nationale les contraint à devoir se doter d'une complémentaire, pour ceux qui n'en veulent pas, et pourquoi les oblige-t-elle à choisir la MGEN ?
Sur les réseaux sociaux les commentaires vont bon train: la MGEN serait plus chère que ses concurrentes, et rembourserait moins bien.
Alors: info, ou intox ? Pourquoi un tel diktat ?
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Le 20.10.2025 le syndicat Se-Unsa précise les cas de dispense.
Le 17.11.2025 le Café Pédagogique relaie les inquiétudes du député LFI Paul VANNIER : "...atteinte à leur liberté de choix..."

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