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Le 9 septembre 2025 est un électrochoc: le Premier Ministre entraîne dans sa chute le 6e Ministre de l'Education nationale en 3 ans


Le Peuple de France des électeurs au suffrage universel ne peut qu'être atterré du triste bilan de ces 3 dernières années et qui plus est de ces 8 derniers mois. Un Premier Ministre qui n'aura quasiment rien décidé, qui aura négocié dans des pourparlers interminables, interrogeant les électeurs sur ses réels objectifs, si ce n'est de "durer".

 

Un budget 2026 qui n'est pas passé, trop punitif pour les classes moyennes et les retraités dont 90% ne sont pas des nantis, et toujours cette obsession gouvernementale de ne surtout pas taxer plus les riches, les super-riches, les ultra-riches, les méga-riches. Avec un Gouvernement qui était composé d'un certain nombre de ministres millionnaires voire multi-millionnaires, si éloignés de la réalité du quotidien de la majorité des électeurs.

 

Alors qu'à l'Ecole les professeurs d'histoire apprennent dans les programmes scolaires la justice sociale, l'égalité, tout a montré dans cette manière de décider que l'égalité devant l'impôt, proportionnellement, n'existe pas. Et que les politiciens sont finalement des marionnettes tenues en main par les grandes fortunes de ce pays, qui leur laissent une marge de manoeuvre trop étroite. 

 

Cette demande d'un vote de confiance par François BAYROU, ce fut un manque de pot qui a accéléré son retour à Pau, lui qui avait commencé il y a 8 mois par dire qu'il espérait un retour au cumul des mandats pour les politiciens et une meilleure dose de proportionnelle aux élections, songeant peut-être à améliorer les scores de son parti aux prochaines élections. Tout cela s'est évanoui dans la présentation d'un budget 2026 impossible à accepter puisque faisant toujours payer les dépenses somptuaires des gouvernements successifs, par les classes moyennes et les plus pauvres. Il manque cruellement depuis 2017 une véritable politique sociale en France.

 

Il entraîne dans sa chute tout un gouvernement qui avait prévu de supprimer des établissements publics de l'Etat (plus de 30%) pour faire des économies qui auraient beaucoup affecté le potentiel des secondes carrières possibles en détachement pour les fonctionnaires dont les professeurs, avait prévu de réduire le nombre de postes de fonctionnaires (non remplacement d'un fonctionnaire sur trois au fil des départs en retraite), prévu de ponctionner les retraités en plafonnant l'abattement auxquels ils avaient droit depuis des décennies alors qu'ils ont déjà du mal à joindre les deux bouts, et avait pointé les "boomers" comme des profiteurs, tous, alors qu'ils ont trimé toute leur vie et mérité la retraite que ce système français leur a tant promise tout leur vie, en changeant continuellement les règles pour en bénéficier.

 

Ce départ est donc amplement mérité pour un Premier Ministre qui n'a pas écouté les Français, qui n'a pas réalisé la dégradation de leurs conditions de travail, l'amplification de la pauvreté dans le pays, avec une classe politique de plus en plus déconnectée du pouvoir d'achat réel de ceux qu'elle dit représenter.

 

Et le 6e Ministre de l'Education nationale en 3 ans, Elisabeth BORNE, est entrainée dans cette chute.

 

Nul doute que l'interdiction des smartphones à l'école et au collège ne réussira pas encore cette année scolaire, comme un serpent de mer qui n'en finit pas de redresser la tête hors de l'eau pour la plonger à la vague suivante, montrant l'incompétence généralisée d'un système à endiguer une addiction qui altère de plus en plus les apprentissages des élèves dès le CE2, à partir de l'âge auxquels des parents inconséquents leur offrent cet outil, le smartphone, qui leur fera perdre du temps et de la concentration.

 

Six Ministres de l'Education nationale en 3 ans, c'est juste une catastrophe pour l'Education nationale, avec des syndicats qui aspiraient tous à une revalorisation des enseignants, qui ne se produira pas dans un contexte d'endettement massif.

 

La pénurie des professeurs va perdurer et même s'aggraver puisque les effectifs salariés partant en retraite vont tripler de 2025 à 2030 par rapport à la période 2020-2025. L'administration centrale est incapable de décider d'elle-même d'une réforme en profondeur de son mode de recrutement, et incapable de renoncer aux nécessités de service par lesquelles elle bloque plus de 90% de ceux des professeurs qui veulent repartir.

 

La nouvelle génération des professeurs, celle dont ce système a exigé un Master2 et la réussite d'un concours demeuré difficile, elle, choisit de plus en plus de ne pas rester toute sa vie dans un métier de plus en plus difficile à exercer. Selon toutes les enquêtes de Georges FOTINOS et José-Mario HORENSTEIN de ces 15 dernières années, les nouveaux professeurs ressentent l'envie de repartir au bout de 8,3 ans en moyenne. Ce qui attend l'éducation nationale qui n'y est pas du tout préparée malgré une "gestion des ressources humaines de proximité", c'est un accroissement du turn-over, du nombre de professeurs qui veulent démissionner et qui, si on le leur refusent, n'hésiteront pas à abandonner leur poste, tellement le papy-boom libèrera des emplois nombreux et nettement mieux payés et considérés que professeur.

 

Ces 8 mois d'inaction politique, d'attentisme, vont peser lourd, et le choix d'un Premier Ministre opposé aux souhaits de la majorité des représentants du Peuple à l'Assemblée Nationale, c'est une nouvelle perte de temps, dramatique pour la France.

 


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