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329 000 professeurs soit 37% des effectifs partent en retraite selon la DARES, c'est énorme ! Devenir Prof par concours n'est plus une bonne idée


De 2025 à 2030, s'engager à vie dans le métier de professeur alors que 8,4 millions de postes vont se libérer, est une hérésie. Mieux vaut rester contractuel pour ne pas subir une mutation coûteuse vers l'Ile-de-France très chère

Le ministère du Travail informe que 329.000 professeurs partent en retraite d'ici 2030, avec potentiellement 261.000 jeunes sortis d'études qui débuteraient dans ce métier; et 68.000 postes qui resteraient vacants. C'est dire la précipitation d'Elisabeth BORNE de mettre fin à l'expérience d'élévation des exigences pour devenir professeur, au niveau d'un Master2.

 

Quel gâchis que l'éducation nationale qui aura sacrifié toute une génération de profs pendant 15 ans, pour les payer si peu, et les traiter si mal !

 

Depuis 2010 l'éducation nationale recrute au niveau d'un Master2, des étudiants devenus enseignants vers leurs 24 à 28 ans (pour ceux qui ont dû tenter plusieurs années de suite leur concours) et cette génération devra enseigner 43 ans au moins, jusqu'à ses 69 à 71 ans, alors que dès leurs 55 ans, les professeurs des écoles sont épuisés et souffrent à plus de 65% de Troubles Musculo-Squelettiques ? Les politiciens qui se sont succédé à l'éducation nationale, les DGRH successifs, tous savaient que cette période serait la plus difficile avec ces départs aussi massifs, ce n'est pas une surprise, ils le savent depuis les années 2010 !

 

En 2010, ce "coup du Master2" était un savant calcul pour contractualiser le maximum d'enseignants et faire de ce métier une variable d'ajustement à la baisse du chômage, tout en laissant croire aux syndicats que le Ministère cherchait toujours à recruter des fonctionnaires.

 

Rappelons-nous sous Nicolas SARKOZY de Christian JACOB qui avait proposé que les concours ne concernent plus que les agents des ministères régaliens, en proposant de contractualiser massivement tous les autres ministères. Et le directeur de cabinet de Christian JACOB, Vincent SOETEMONT, est devenu DGRH de l'éducation nationale entre 2019 et 2022, pour préparer le terrain.

 

Le seul projet du gouvernement: sous-payer les 2 premières années les lauréats des concours

 

Et maintenant, la seule ambition que la Ministre (la 7e depuis 2,5 ans, c'est dire si l'Education nationale est devenue "une priorité") est de revenir à un recrutement au niveau Licence 3 des étudiants (et des salariés du privé), pour les payer moins que le SMIC (1.400 € nets/mois la 1er année pour un Master1, et 1.900 € nets/mois comme un apprenti adulte niveau BAC pour un Master2, tout en enseignant pendant 2 ans).

 

Alors que de 2025 à 2030, 8,4 millions d'emplois vont se libérer, et des millions seront nettement plus intéressants et mieux payés que professeur.

 

Le seul projet de l'éducation nationale, en 2025, c'est de continuer à bloquer les professeurs par un "engagement de 4 ans" par une réforme tardive (rentrée 2026 ?) alors que le papy-boom, que l'éducation nationale n'a pas bien anticipé malgré tous ses bataillons de "têtes pensantes" (Recteurs, Dasen, IGeSR, DGRH et "Experts de Haut Niveau"), fait comme si elle découvrait la catastrophe...

 

De 2025 à 2030, le conseil d'AIDE AUX PROFS, si tu as une Licence, c'est de rester professeur Contractuel, pourquoi ?

 

La Ministre de l'Education nationale, familière du 49.3, habituée à imposer toutes ses décisions, cherche uniquement à capturer suffisamment de candidats pour passer cette difficile période de départs massifs.

 

Elle propose dans sa réforme un engagement de 4 ans, pourquoi ?

 

1) car les DRH des académies et le DGRH national ne veulent pas assouplir, changer le système de recrutement et de mutation de l'éducation nationale, qui ne donnent plus du tout satisfaction aux enseignants.

 

2) car le système éducation nationale ne veut pas se réformer structurellement, il souhaite rester cette "armée rouge chinoise", avec son côté Mammouth, ce gigantisme, qui ne profite qu'aux énarques et IGeSR, Recteurs et Dasen qui le pilotent, qui dirigent des masses et se sentent plus puissants que n'importe quel ministre, qui est lui très temporaire.

 

3) car l'éducation nationale nie la liberté même du professeur à choisir ce qui est bon pour lui, en refusant par nécessité de service les désirs d'évolution professionnelle. Ils se multiplient ces refus de détachement, de disponibilité pour convenances personnelles, ces refus de rupture conventionnelle, ces refus de démission.

 

4) car l'éducation nationale n'a cessé depuis 25 ans d'alourdir le temps de travail de ses professeurs par de multiples réformes, faisant des "congés scolaires", de plus en plus, des périodes de travail. Elle n'a de cesse de presser le citron de ses enseignants en les payant de moins en moins, en les revalorisant nettement moins que l'inflation.

 

5) car si la sécurité de l'emploi d'un statut de fonctionnaire était compréhensible dans les années 1980-2020 quand le chômage était élevé, elle ne l'est plus de 2025 à 2030 et au-delà, car le chômage va se réduire de manière importante, et 8,4 millions d'emplois vont se libérer.

 

2025-2030 c'est le moment du grand choix, des comparaisons: quel métier accessible niveau Licence ou Master 1 ou 2, paie le mieux celui qui serait autrefois devenu enseignant à vie (43 ans pour l'instant) ?

2025-2030: des millions d'emplois accessibles aux étudiants, salariés, et avec des compétences d'enseignants, sont à pourvoir dans tous les domaines.

Les professeurs sont les plus mal payés des cadres en France, avec les primes les plus basses et le moins d'avantages sociaux

 

Les salaires des enseignants n'ont fait que baisser en prenant comme base de référence ce qu'était leur revenu en 1980 en moyenne: 2,3 SMIC.

 

En 2021 c'était 1,2 SMIC.

 

Avec la réforme d'Elisabeth BORNE, on dépasse les bornes avec 0,9 SMIC la première année de stage, et 1,1 SMIC la deuxième année de stage !

 

A l'évidence, de 2025 à 2030, l'éducation nationale va imploser. Elle ne peut pas continuer de gérer les professeurs comme elle le fait, elle ne peut pas continuer de bloquer autant les demandes de mutation, les demandes de départ en détachement, en disponibilité, elle ne peut pas continuer de crier au secours avec un taux dérisoire de 0,38% de démissions, elle ne peut pas continuer sa politique centenaire de rétention maximale de ses professeurs dans leur métier, en les privant de toutes leurs libertés et du choix de leur évolution professionnelle, au moment où ils le souhaitent.

 

L'autoritarisme assumé de cette "grande maison" (pas belle en coulisses), ne pourra résister à ce tsunami de départs en retraites.

 

Au 21e siècle, la GRH de l'éducation nationale est juste de capturer suffisamment d'enseignants titulaires pour les empêcher ensuite de repartir.

L'état ne cesse de reculer l'âge de départ en retraite, et les professeurs vont devoir s'épuiser ou choisir la décote !

Les pratiques hiérarchiques, elles, n'ont pas changé: la hiérarchie est rigide, et multiplie les nécessités de service pour empêcher ceux qui ont passé le concours, de repartir

Depuis 25 ans tous les ministres qui ont dit revaloriser les professeurs, l'ont fait a minima: plus de 50% de perte de pouvoir d'achat depuis 1985, depuis 40 ans !


Professeur à vie, c'est fini ! Le papy-boom c'est 2025-2030 avec 329.000 professeurs qui partent, et 8.400.000 emplois qui se libèrent dans tous les domaines ! Ne rate pas les meilleurs emplois, les mieux payés avec ta Licence !

 

SI TU ES ETUDIANT(E) ou SALARIE(E), AIDE AUX PROFS TE CONSEILLE D'EXERCER COMME PROFESSEUR CONTRACTUEL, CAR DE 2025 A 2030, 8.400.000 EMPLOIS SE LIBERENT EN FRANCE, TU AURAS UN CHOIX TRES IMPORTANT AVEC DES METIERS INTERESSANTS ET NETTEMENT MIEUX PAYES QUE PROFESSEUR.

 

CONSULTE SANS TARDER LE SITE DE LA DARES

(Ministère du Travail et de l'Emploi)


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Commentaires: 2
  • #1

    Lagarde (samedi, 28 mars 2026 15:08)

    Bonjour,
    Je viens de découvrir votre article avec les nombreux départ en retraite d'ici 2030. Je suis professeur des écoles en Seine-et-Marne depuis 26 ans et cette année en particulier, je veux absolument changer d'école (il se passe des choses étonnantes dans notre école), j'attendais le mouvement avec impatience. Or, à l'issue de la carte scolaire, il apparaît que 197 postes risquent de fermer dans le 77, avec autant de priorités sur les postes disponibles au mouvement. Donc impossible d'espérer une nouvelle affectation.
    Je me disais que s'il y a de nombreux départs à la retraite, peut-etre sera-t-il possible de partir de mon école actuelle?
    Savez-vous combien de professeurs des écoles partent à la retraite en Seine-et-Marne en 2026? Je n'ai pas réussi à trouver la réponse. Je vous remercie.
    Bien cordialement,
    C. Lagarde

  • #2

    Aide aux Profs (lundi, 30 mars 2026 18:00)

    Bonjour C.Lagarde
    C'est impossible de connaître ces chiffres en année "N". L'Education nationale ne donne ces chiffres qu'en année N+3, c'est-à-dire qu'il faudra attendre 2028-2029 pour savoir combien de professeurs seront partis en retraite en 2025-2026...
    Si votre poste est supprimé, cela équivaut à une restructuration, et peut vous rendre légitime à demander une rupture conventionnelle, à condition bien sûr que la certitude de perdre votre poste vous soit notifiée avant la date limite permettant de demander votre rupture conventionnelle, qui n'est pas pour autant un droit. Mais au moins aurez-vous quand même une situation vous plaçant dans les "agents prioritaires".
    Si vous voulez absolument changer d'école, et que votre barème de mutation ne le permet pas pour un poste fixe, vous avez plusieurs solutions tout de même:
    1) formuler, si la date limite n'est pas dépassée pour la demander, une disponibilité pour convenances personnelles. Et vous irez faire ce que vous voulez dans le privé. Par la suite, vous réintègrerez votre département actuel sur un autre poste.
    2) si vous deviez connaître des soucis de santé (dépression, par exemple, née de la situation que vous subissez), il vous faudra obtenir un CLM puis un CLD. Une fois le CLD obtenu, vous perdrez votre poste actuel.
    3) Une autre solution au moment du mouvement de mutations l'an prochain est de demander un poste en TRB ou en Brigade ZIL. Vous remplacerez toute l'année sur un certain nombre d'écoles, ce qui évitera de vous perturber trop longtemps quand une école fonctionne mal, puisque vous n'y resterez pas longtemps.
    4) Il y a aussi la solution de demander votre démission, si vous n'en pouvez plus d'enseigner, et là i; suffit d'adresser votre demande avec un préavis de 4 mois et de vous montrer très déterminé.

    Au niveau des départs en retraite, on ne les connaît qu'approximativement pour la totalité de l'Education nationale, selon des projections réalisées à partir des données très précises de l'Outil de Référence des Personnels Enseignants (ORPE) de 2012, ajusté des taux de mortalité par âge de l'Insee et que vous trouverez ici:
    https://www.devenirprof.org/2023/01/04/d%C3%A9parts-en-retraite-pr%C3%A9visionnels-des-professeurs-en-france-estim%C3%A9s-par-aide-aux-profs-sur-2017-2042/
    Nous sommes pour le 1er degré à la fin d'une période de 5 ans de très forts départs en retraite, et ça se réduira un peu à partir de 2027 pour les PE.
    Cordialement