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L'IA va-t-elle remplacer les professeurs ? Supprimer des disciplines ? Comment s'adapter à cette énième Révolution Technologique ?


Depuis la mise à disposition gratuite de Chat GPT sur le web, pour que le maximum de personnes l’utilisent (et c’est réussi) et l’estiment indispensable pour gagner en productivité au quotidien (et c’est réussi), de nombreuses applications naissent toutes les semaines, pour amplifier les potentialités de l’IA à tout ce qui relève du texte, des images, des vidéos, du son, et bien d’autres usages.


Les GAFAM et de nombreuses autres entreprises y investissent des centaines de milliards, et c’est une nouvelle Révolution Technologique qui apparaît, et va changer profondément la diversité des métiers. Beaucoup vont disparaître, et d’autres vont apparaître, la société s’adaptant aux gains de productivité phénoménaux procurés par l’IA, et à ses conséquences multiples, négatives et positives. En 2026, les sociétés Microsoft, Apple, Alphabet et Meta Plateform ont investi 650 milliards de dollars dans l’IA, sans affecter leur capacité bénéficiaire, bien au contraire. 


Le métier de professeur avait déjà quelque peu changé avec l’apparition du vidéoprojecteur couplé à l’ordinateur, puis de l’usage des ENT permettant une communication plus rapide avec les élèves et leurs parents, puis de l’usage de logiciels, d’applications tablettes et smartphones, pour ceux des enseignants qui se sont engouffrés dans la pratique du numérique en pédagogie.


Et maintenant, l’IA.

Il serait professionnellement suicidaire pour un professeur de ne pas accrocher enfin son wagon à la locomotive qui vient d’accroître sa vitesse depuis 2023. Les élèves se sont très vite aperçus des avantages de l’IA, au grand dam des professeurs qui rechignent à donner « des devoirs maison » sauf à prendre le risque de ne pouvoir évaluer que la qualité des prompts qui ont permis ces excellentes rédactions et « travaux personnels » produits entre 13 et 30 secondes.


La notion d’effort est en train de disparaître dans l’esprit des élèves comme dans celui des adultes, et les gains de productivité risquent bien de réduire le nombre d’emplois alors que la période historique de départs massifs en retraite permettait d’anticiper enfin « trente glorieuses » au cours desquelles le taux de chômage aurait été infime. C’est comme si « cela avait été fait exprès » par les plus grandes fortunes de ce monde. Un outil, l’IA, pour continuer de mettre sous tension le marché du travail, en démontrant qu’il est possible de continuer à supprimer des emplois tout en produisant toujours plus, toujours mieux, pour faire consommer toujours plus, tout en diffusant un message de « protection de la planète », qu’il devient difficile de croire, tellement l’IA est gourmande en énergie.


Le professeur n’était plus le vecteur essentiel des connaissances depuis l’entrée dans le monde numérique. Il avait dû s’adapter en apprenant à exercer son esprit critique, et à savoir utiliser les bonnes ressources sur le web.


Avec l’IA, c'est devenu pire : les différents outils produits questionnent de plus en plus les hauts fonctionnaires de l’Education nationale qui pourraient y voir l’occasion de réduire l’importance de certains programmes dans différentes disciplines, pour proposer de réduire les effectifs de ces disciplines, et par là même amorcer a transformation du « Mammouth ». Un « dégraissage » à la manière de Claude ALLEGRE qui l’avait énoncé. 


Quelles disciplines pourraient être les premières affectées ?


L’IA s’infiltre partout. Il devient urgent que chaque professeur se forme aux outils qui concernent sa ou ses discipline(s) plutôt que de prendre le risque d’être déclassé rapidement, et donc remplacé, ou supprimé.


- Lorsque l’informatique a fait son intrusion progressive dans la préparation des cours, une partie des enseignants a pu s’y opposer passivement, en continuant de préparer ses cours par écrit, en continuant de corriger par écrit ses élèves. 


- Lorsque la connexion internet a été possible pour les particuliers, il avait fallu 5 ans environ pour que son usage s’accroisse, de 23% à 55% des foyers.


- Lorsque le smartphone est arrivé, 3 ans pour passer de 17% à 46% des foyers. 


- L’IA générative a fait l’objet, selon une étude de 2026 du CREDOC, d’une « adoption fulgurante », bien plus rapide (2 ans pour passer de 20% à 48%) que les autres technologies numériques. 85% des 18-24 ans l’utilisent, et 78% des cadres et professions intellectuelles. 59% des adolescents en 2025 disaient utiliser l’IA.

Tout va de plus en plus vite, et les multinationales l’ont parfaitement compris.
Les professeurs ne doivent donc pas passer à côté de cet engouement, ne serait-ce que pour continuer d’être plus performants que leurs élèves. Ils vont faire face à un vrai danger de déclassement de leurs capacités à suivre le mouvement. Et multiplier les occasions de s’autoformer dans les outils IA pour optimiser leur pédagogie, et transformer leur manière d’évaluer leurs élèves, constituera un moyen d’anticiper une éventuelle reconversion, si l’IA venait un jour à remplacer certaines disciplines.


Il n’est plus temps de se dire « j’attendrais le moment venu, si ça arrive », mais « quand est-ce que l’enseignement de ma discipline va devenir obsolète ? ». Et il vaut mieux maîtriser les outils IA pour savoir vers quel horizon se reconvertir, quand cela se produira.


Les usages les plus fréquents de l’IA générative sont multiples :


73% des usagers s’en servent une fois par mois au moins pour chercher de l’information et déjà 20% au jour le jour. Chat GPT Claude, Mistral, puisent leurs informations dans les ressources en libre accès sur Internet. Mais quand ces IA commenceront à s’alimenter sur les ressources produites par les usagers, alors tous les sites web sur Internet seront en danger de disparition, par baisse de fréquentation. Et des millions d’acteurs mettront « la clé sous la porte », tellement la concurrence à rester visibles, utiles, se sera accentuée.


Plus de 58% des usagers utilise l’IA pour l’aide à la rédaction, la traduction de textes, leur amélioration stylistique. Les adolescents, collégiens et lycéens, ont bien compris que l’IA peut réaliser leur rédaction ou leur exposé à leur place. 68% des 12-17 ans l’utilisent comme une aide à faire leurs devoirs. Plus besoin de trop réfléchir pour concevoir une argumentation structurée. Cette compétence va-t-elle disparaître des usages humains ?


Ce que l’on attendait pas, c’est que les humains décident d’échanger avec l’IA comme on le ferait avec un(e) ami(e). 59% des des 18-24 ans disent en avoir cet usage, c’est inquiétant, car l’IA n’a pas d’états d’âme, ne ressent aucune émotion, et les conseils qu’elle peut donner n’ont aucune sensibilité, aucune poésie, aucun respect de la personne humaine.


La potentialité de « perte de compétences » est dans l’esprit de tous les adultes. C’est un nouveau monde qui va naître : celle de l’incompétence des générations à venir dans ce que maîtrisaient les adultes nés dans une époque où l’informatique, le numérique, Internet, n’existaient pas, et qui savent encore se débrouiller seuls, et celle de la compétence à utiliser tous les outils d’IA. Si 52% des Français se déclare méfiant face à l’IA, 46% se déclare confiant en 2025, et le point majoritaire de conviction est proche.


-    Comment l’IA s’intègre déjà concrètement dans notre quotidien ?
-    Qu’est-ce que qui relève de l’IA ou simplement de l’automatisation ?
-    Comment un professeur peut-il intégrer l’IA dans sa pratique pédagogique ?


Si tu n’as pas encore intégré l’IA dans ta pédagogie, la cofondatrice d’AIDE AUX PROFS a conçu cette formation à cet effet. Elle l’a présentée bénévolement le 10.11.2025 devant plus d’une centaine de professeurs qui, depuis, l’ont mise en pratique. A ton tour !

Rapport de Février 2026 du CREDOC "baromètre 2026" sur les usages de l'IA.


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