Le manque de reconnaissance professionnelle est source de démotivation rapide et profonde:


Ce sentiment de dévalorisation est complexe, s’exerce selon nos observations à un pas de temps de 10 à 20 ans, et va dépendre :

 

- de la formation initiale de l’enseignant : plus elle est élevée (doctorat, diplôme d’ingénieur par exemple), plus le sentiment de déqualification est important, si l’enseignant pratique son métier notamment en école primaire ou en collège ;

 

- du « niveau » des classes de l’enseignant : si le chef d’établissement lui attribue systématiquement de mauvaises classes, l’enseignant le percevra comme une brimade, une mise à l’écart, une incitation à demander sa mutation, se considérant alors victime d’une forme de harcèlement ;

 

- des compétences détenues par leur formation, et/ou développées en-dehors de l’école, et qui sont rarement reconnues sur leur lieu de travail, le chef d’établissement ayant peu de possibilités de leur confier des missions intéressantes, en dehors de la maintenance du parc informatique de l’établissement, ou de la fonction de chef des travaux pour coordonner les projets de leurs collègues ;

 

- de la stabilité du poste obtenu : moins il l’est, plus les difficultés surviennent rapidement, en s’exprimant différemment selon le contexte personnel des individus.

 

Même si l’enseignant certifié obtient l’agrégation en cours de route, son métier ne change pas : il reste enseignant, enseigne 3 heures de moins et est mieux payé, mais son sentiment de routine ne variera pas. La joie d’être lauréat est de courte durée, et ce d’autant plus que les mutations sont de plus en plus difficiles à obtenir, tant du collège vers le lycée, que d’une académie à l’autre.

 

Le sentiment de déqualification, très présent pour les professeurs des écoles et de collège, progresse avec l’âge, quels que soient les diplômes obtenus initialement ou en cours de carrière par les enseignants :



Certains professeurs démoralisent en éprouvant un sentiment de déqualification.


Tous les témoignages que nous diffusons sont strictement anonymés, les prénoms changés. Ils proviennent des formulaires de contact que plus de 16.600 professeurs ont complété en nous contactant, et que nous avons ensuite conseillés bénévolement. Dans le cadre de témoignages relatifs à la santé, que nous ont confié les personnes sans que nous l'ayons demandé, nous avons renforcé cette anonymisation pour conserver la nature de leur souffrance au travail.


Manina, 28 ans, certifiée de Lettres Modernes, enseignait depuis 7 ans à plein temps en nous contactant :

 

"J’ai obtenu le Capes très jeune. J’ai rapidement eu des problèmes de discipline : au départ je ne m’en faisais pas, je trouvais ça normal, mais les années passent et j’ai l’impression de m’enfoncer de plus en plus. Je suis Titulaire sur Zone de Remplacement (TZR) depuis 7 ans et je suis à bout moralement et physiquement.

 

Je me demande le matin ce que je vais faire au travail: angoisse, fatigue, frustration... Et aucun épanouissement. Je veux changer de travail, j’ai des idées sans réussir à les préciser et sans savoir exactement où m’adresser."


Francis a 32 ans, était Professeur des Écoles depuis 6 ans. Il était diplômé du prestigieux Institut NAtional des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) et parlait quatre langues couramment. Il n'a pas été difficile aux bénévoles d'Aide aux Profs de lui trouver une autre voie :

 

"Exerçant le métier de professeur des écoles depuis 6 ans et plus particulièrement remplaçant sur Zone d'Intervention Localisée (ZIL) depuis 3 ans, j’ai enseigné à tous les niveaux du primaire et dans différentes écoles de ma circonscription – remplacements aussi bien courts que longs.

 

Bilan de ces quelques années d’enseignement : l’impression d’avoir plutôt bien travaillé, toujours soucieux de bien faire, même si le coeur n’y était pas. À l’origine, je me suis orienté vers ce métier plus par réalisme ou par défaut que par vocation. Ainsi, j’ai toujours cherché à prendre du recul par rapport à celui-ci.

 

Les raisons de ce profond désir de reconversion sont nombreuses : manque de motivation et d’intérêt pour l’enseignement, manque de reconnaissance, mépris et hypocrisie ambiante (parents, collègues, hiérarchie), des élèves de plus en plus difficiles, le travail qui se prolonge le soir et le week-end ; peu de perspectives d’évolution de carrière si ce n’est dans le cadre de l’EN... Donc, je pense avoir fait le tour du métier... "


Roselyne avait 31 ans, et est certifiée d’Anglais depuis 7 ans à temps plein. Elle estimait en nous contactant que le métier d’enseignant était peu gratifiant :

 

"Je souhaite quitter l’enseignement car je trouve ce métier peu gratifiant et épuisant. Je suis écoeurée par les incohérences et l’échec auxquels nous faisons face, ainsi qu’à l’accumulation de tâches inutiles qui pèsent sur les professeurs de langue en particulier."


Thierry avait 30 ans et 8 ans d’ancienneté en contactant Aide aux Profs. Agrégé de (…), il enseignait en Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE) : « tout est fait pour nous maintenir dans notre sécurité, prison dorée » nous écrivait-il :

 

"J’enseigne en CPGE, public sensé être idéal, et c’est certainement le cas par rapport aux collèges ambition réussite... Mais j’ai l’impression de ne plus évoluer, de recommencer, tel Sisyphe, chaque année, un nouveau programme, c’est finalement assez harassant, nerveusement et intellectuellement difficile, et surtout, j’ai de moins en moins l’impression d’être en phase avec les attentes des jeunes d’aujourd’hui. Je suis sensible à leur ingratitude et à leur passivité. Le manque de reconnaissance me pèse un peu et ce qui me fait frémir, c’est l’absence de réponse de la part de notre ministère dès lors qu’on veut se reconvertir.

 

Je ne sais pas ce qui me plairait ou me conviendrait, mais je sais ce que je n’aime plus : faire cours, corriger des copies, refaire de nouveaux cours totalement déconnectés des attentes réelles des jeunes aujourd’hui et m’exposer aux critiques de la société qui nous considère comme des inutiles toujours en vacances ou en grève (opinion incroyablement répandue depuis quelques années). C’est difficile à dire après 8 ans de métier.

 

Mais je crois que c’est justement maintenant qu’il faut se préparer à voguer vers d’autres horizons. MAIS le problème est de taille : la crise actuelle, le chômage, les risques... Finalement, tout est fait pour nous maintenir dans notre sécurité, prison dorée. Je serai prêt à aller ailleurs, mais de manière raisonnable. Je ne veux pas démissionner dans l’immédiat. Je ne sais pas ce que je peux faire parce que les bilans de compétence dans mon académie ne restent pas confidentiels."


Aurélie, professeur des écoles, 38 ans, 11 ans d’ancienneté, ne se sentait pas valorisée professionnellement

 

Il est temps que je me reconvertisse car:

 

1) après 10 ans dans l'Education Nationale et à l'approche de la quarantaine, un potentiel client ou recruteur peut craindre des difficultés d'adaptation dans un nouveau secteur.

 

2) Je pense qu'il vaut mieux quitter ce métier sur un constat positif (avant d'être désabusée, car on ne reçoit aucune reconnaissance dans ce métier)

 

3) Je profite de pouvoir être à mi-temps pour avoir le temps et l'énergie nécessaires à une reconversion.

 

Depuis septembre je prépare mon retour vers la communication dans le secteur privé.

 

J'envisage de me mettre en auto-entrepreneur pour aider des agences et services de communication lors de moments de rush : en période de crise les services de communication sont les premiers réduits alors que les actions de communication se développent. Ils ont donc recours à des prestataires externes.

 

Dans un premier temps, j'envisage de développer l'activité de rédacteur (qui ne me demande pas de formation) et en parallèle me remettre à jour sur les outils et supports de communication. 


Florent, 43 ans, PLP Maths-Sciences depuis 15 ans, était en révolte contre un univers qu’il jugeait « sclérosé, étroit, compartimenté, hiérarchisé, infantilisant » :

 

"J’ai effectué une énième rentrée scolaire...Mais, je ne crois plus (y ai-je déjà cru d’ailleurs ?) en cette entreprise de démolition qu’est l’Éducation Nationale (je devrais enlever les majuscules!). 

 

J’en ai assez de cet univers sclérosé, étroit, compartimenté, hiérarchisé, infantilisant et qui surtout laisse peu de place à la création et à l’imagination.

 

Encouragé par ma compagne qui elle a déjà démissionné pour travailler dans l’édition, je cherche à me reconvertir dans une activité ou je me sentirai plus à ma placeD’après mes premières recherches, la reconversion n’apparaît pas simple surtout par les temps qui courent mais je suis motivé et FERMEMENT décidé à ne pas moisir dans l’EN."


Monique, 42 ans, enseignait l’Anglais depuis 20 ans à temps partiel en lycée quand elle a contacté Aide aux Profs, et se donnait ainsi une vraie chance de se reconvertir ailleurs :

 

"Cela fait 20 ans que j’enseigne l’anglais en lycée et j’ai le sentiment d’avoir fait le tour de la question. De plus je n’adhère plus au système éducation nationale que je trouve

de plus en plus lourd et de moins en moins aidant. Malgré un investissement important et de bonnes relations avec mes élèves, je ne peux continuer à travailler dans un système qui exige beaucoup de nous (un sacerdoce, un engagement à vie !) sans nous donner réellement les moyens d’aider nos élèves, source de frustration.

 

C’est pourquoi j’ai pris la décision de tenter une deuxième carrière axée sur l’aide puisque c’est ce qui m’a, entre autres choses, toujours motivée dans le métier d’enseignant."


Antoine, Professeur d’anglais en lycée, 26 ans et 3 ans d’ancienneté, trouvait que ce métier manquait de perspectives, et éprouvait un manque de reconnaissance de ses efforts :

 

"Je suis devenu enseignant car ayant continué les études dans une filière assez fermée, devenir enseignant s'est imposé à moi comme inévitable et j'y ai pris goût mais quelques années plus tard la motivation et l'intérêt sont en chute libre. 

Je pensais que je réussirais à trouver cette motivation et ce goût pour l'enseignement mais il est difficile pour moi de bien me sentir dans ma peau. Aussi, j'ai en tête plein de projets et j'aimerais entreprendre, ce que ne me permet pas l'éducation nationale. L'Education nationale ne me propose que trop peu de perspectives et j'ai besoin de me réaliser et d'avancer au quotidien au travers de perspectives. Voilà pourquoi je souhaite prendre un nouveau départ et aller vers des horizons qui seront bien plus porteurs et motivants au quotidien.

 

Je souhaiterais me réorienter car le métier de professeur m'use et je ne vois que peu de possibilités d'évolution. Je suis passionné de marketing digital et souhaiterais me lancer là-dedans. Je maîtrise l'outil informatique et les réseaux sociaux à la perfection. J'aime travailler en équipe et collaborer dans la construction de projets. 

 

Je suis capable d'apprendre très rapidement surtout lorsque je suis motivé. Je veux ne rien regretter et ne pas me mettre de limite dans la réalisation de mes projets."

 


Héloïse, 38 ans, Professeur des Écoles depuis 13 ans, enseignait à temps partiel. Elle a été admissible à l’agrégation de Lettres :

 

"Mes motivations à vouloir quitter l’enseignement ?

 

Je citerai :

- besoin d’indépendance ;

- autoritarisme de la hiérarchie ;

- incohérence du métier par rapport aux directives officielles ;

- recherche d’un milieu culturel plus satisfaisant ;

- besoin de reconnaissance du travail fourni ;

- fatigue de la représentation devant une classe (trop d’heures, trop d’élèves) ;

- salaire trop bas pour toutes les contraintes supportées."


Marlone, Professeur de SVT, 35 ans et 9 ans d’ancienneté, était en manque de reconnaissance de ses efforts par sa hiérarchie :

 

"Titulaire d'un diplôme d'état de docteur en Pharmacie, je me suis tourné ensuite vers l'enseignement dans le secondaire après une année de licence Sciences du Vivant et la préparation aux concours. J'ai été reçu au CAPES externe puis à l'agrégation interne peu de temps après. Depuis cette année, j'éprouve une certaine lassitude et souhaiterais donner un nouveau souffle à mon activité professionnelle. Je souhaiterais m'investir dans la formation pour adultes dans une entreprise et peut être revenir dans le secteur pharmaceutique

C'était un choix de réorientation à la fin de mes études de pharmacie que de devenir professeur. Étant en lycée depuis 4 ans après 6 ans en collège difficile, j'éprouve une certaine lassitude et ai du mal à m'épanouir. J'ai besoin de plus de challenge et de travailler davantage en équipe.

 

Le manque de considération, des pédagogies recommandées par l'inspection avec lesquelles je ne suis pas toujours d'accord, le sentiment d'être parfois isolé font que je souhaiterais m'ouvrir à d'autres horizons."


Corinne, ex-professeur des écoles, 46 ans, 15 ans d’ancienneté

 

 

Je n’ai rien contre les enfants ni les parents.

 

J’ai plus de mal avec l'institution de l'éducation nationale qui change tout le temps de politique, programme.... Qui ne nous considère pas (par exemple  ils veulent que l'on se précipite tous pour faire un livret scolaire unique sur un logiciel qui n'est pas au point et dont les tutoriels sont flous...).

 

Fonctionnement des inspections et notations hallucinantes quand on vient du privé. Pouvoir des syndicats surdimensionné. Collègues n'appréciant pas d'avoir une collègue femme d'entrepreneur.


Nina, Professeur d’Allemand en collège, 39 ans et 14 ans d’ancienneté, souffrait d'un manque de reconnaissance, ce qui l'a motivée pour quitter son métier :

 

"J'ai voulu devenir enseignante par intérêt pour ma matière avant tout, et aussi par mes souvenirs en tant qu'élève qui aimait l'école et les études.

 

La réalité m'a déçue petit à petit, je trouve difficile de faire face à un public peu intéressé, peu ambitieux, parfois même hostile et je ne me sens pas à ma place ni efficace dans ce rôle. Je me remets sans cesse en question sur mon travail, ma façon de gérer la classe mais aussi ma personnalité, je me compare souvent aux autres professeurs qui semblent mieux réussir que moi.

 

Je trouve que nous n'avons aucun soutien, aucune reconnaissance, nous sommes trop souvent seul face à la classe et à notre travail. 

On nous demande énormément d'investissement, de plus en plus, et je manque de temps pour tout gérer.  Je commence à douter d'avoir un jour un poste fixe stable et intéressant, dans un seul établissement.

 

Je souhaiterais devenir diététicienne, soit indépendante (libérale), soit en milieu médical.

J'aime l'idée d'aider les gens mais j'aimerais avoir un contact plus individuel avec le public, et qu'il résulte d'un besoin, d'une demande.

J'ai toujours été intéressée par le domaine de la nutrition. Une personne de mon entourage m'avait d'ailleurs suggéré de faire ce métier au moment où je devais choisir mes études, mais je ne l'ai pas écoutée tellement j'étais fixée sur le métier de professeur d'allemand."

 


Estelle, Professeur d’anglais en lycée à mi-temps, 37 ans et 12 ans d’ancienneté, manquait elle aussi de reconnaissance au travail :

 

"L'enseignement était pour moi une évidence, mon père était instituteur, je rêvais de tableau, de craie… j'ai sans doute idéalisé ce métier. 

 

J'avais la passion pour l'italien et mes études passionnantes m'ont donné l'envie de transmettre cette langue, la richesse culturelle de l'Italie, être dans l'échange avec les élèves. Les premières années furent un bonheur mais je ne supporte plus le partage sur plusieurs établissements, le manque de considération, de reconnaissance, le non-respect de mes difficultés de santé malgré une reconnaissance travailleur handicapé, ce qui m'a mené vers une dépression cette année. 

 

Je reprends à mi-temps cette année mais la rentrée est une catastrophe : maltraitée, virée de mon poste fixe, je suis en souffrance, je ne supporte plus d'aller enseigner.

 

Je bloque même à l'idée d'être face à des élèves qui s'intéressent plus ou moins (même moins que plus) à ce qui se fait, qui sont dans le conflit et le non-respect.

 

J'ai besoin d'une vraie coupure après le travail, ce que le métier d'enseignante ne permet pas. Ce manque de coupure entre travail et maison me pèse et m'étouffe.

 

J'aimerais être conseillée sur mes possibilités, les démarches, que mettre en place... dès que l'on cherche à faire une seconde carrière, c'est très difficile, nous n'avons pas d'infos, nous ne sommes soutenus et écoutés par personne."


Nathalie, Professeur des écoles, 31 ans et 8 ans d’ancienneté, était en manque de considération et se sentait prisonnière d'un système :

 

"J’ai eu envie d’exercer ce métier pour transmettre et d'accompagner, se sentir utile, élever et faire grandir. Par foi et volonté, pour transmettre et être en adéquation avec mes valeurs.

 

Après 8 ans d’enseignement, je ressens un sentiment de frustration, un manque de reconnaissance/considération (hiérarchie, société, voire parents parfois).

 

Une sensation d'être prisonnière d'un système de plus en plus hypocrite et étouffant (mobilité géographique, contraintes administratives paperasse horaires).

 

Je me sens de plus en plus détournée ou parasitée de mes missions premières liées à l'enseignement. 

Tout cela engendre pour moi une certaine colère du stress de la nervosité et de la fatigue donc une certaine perte de motivation et pire encore la sensation que ma foi/ma passion pour mon métier faiblit au point d'en perdre l'envie, le plaisir de m'investir et d'être déçue."


Lucie, 36 ans, enseignait les Lettres Modernes depuis 14 ans en collège à temps partiel. Les facteurs de démotivation se sont accumulés, et c’est par résignation, dans une attitude de fuite, qu’elle envisageait sa reconversion :

 

"J’enseigne depuis 10 ans en ZEP. Aujourd’hui, je suis très déçue (pour ne pas dire totalement dégoûtée) de constater que ces dix années en Zone d'Education Prioritaire (ZEP), loin de chez moi (je suis maman de trois enfants en bas âge), face à un public souvent pénible, peu attentif, peu enclin à l’effort, ne me permettent pas d’obtenir un poste en lycée qui me rapproche de mon domicile.

 

Le syndicat m’a dit au début de l’année que je ne pouvais espérer obtenir qu’un collège (avec dix ans d’ancienneté !!!); d’autre part, le même syndicat m’avait annoncé la possibilité de bénéficier d’un congé formation très prochainement

(pour passer l’agreg. à laquelle j’ai déjà été admissible): cette année, on m’annonce qu’il me faudra attendre encore 3 ou 4 ans car je suis malheureusement passée dans les «plus de dix ans d’ancienneté dans mon poste».

 

Bref, mes «superbes» années sur mon poste ne sont pas suffisantes pour me permettre de prétendre à un poste un peu plus intéressant et commode pour moi, et elles constituent même un handicap vis-à-vis de la demande de congé

formation. En résumé je me sens complètement emprisonnée, coincée.

 

Il m’est impossible de m’imaginer une année de plus ici (la route m’est de plus en plus pénible) et je n’ai pas une grande envie d’enseigner en collège. Ce sont toutes ces raisons qui me font sérieusement envisager une reconversion, d’autant que malgré tous les projets menés au sein de mon établissement (comme les autres d’ailleurs), je ne ressens aucune reconnaissance de la part de l’administration, tout cela commence à être vraiment pénible."


CES TEMOIGNAGES SONT UN ECHANTILLON, NON EXHAUSTIF

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