Le métier de professeur est très varié


Enseigner, c'est transmettre les savoirs de sa(ses) discipline(s) préférée(s)

 

C’est une donnée essentielle : le comportement du professeur doit être irréprochable vis-à-vis de ses élèves et de leurs parents, même si la réciprocité n’est pas toujours vraie.

 

La loi Blanquer, adoptée par les députés le 2 juillet 2019, insiste dans son article 1 sur :

" Art. L. 111-3-1 - Par leur engagement et leur exemplarité, les personnels de la communauté

éducative contribuent à l’établissement du lien de confiance qui doit unir les élèves et leur famille au

service public de l’éducation. Ce lien implique également le respect des élèves et de leur famille à

l’égard de l’institution scolaire et de l’ensemble de ses personnels. "

 

Avec la massification de l’enseignement, l’allongement de la scolarité obligatoire, et l’atteinte d’objectifs d’un pourcentage toujours plus important de lauréats du Diplôme National du Brevet (DNB) et du Baccalauréat, le professeur est confronté à des publics de plus en plus diversifiés, qui rencontrent des difficultés variées, car ils proviennent de différents milieux sociaux, avec des niveaux de revenus bien différents, des comportements distincts, liés à leur éducation, et leur personnalité.

 

C'est tout cet ensemble qui fait la richesse du métier de professeur, au quotidien.

 

Le professeur est un pédagogue

Il doit posséder des connaissances en didactique de sa discipline pour savoir la transmettre avec passion et créativité aux élèves qui lui sont confiés

 

Les livres de pédagogie sont nombreux, propres à chaque discipline, et le classique de François Muller (Manuel de survie à l'usage de l'enseignant) est un premier pas très professionnalisant pour un enseignant, qui a le sentiment de n’avoir pas été assez formé, ou de ne pas s’en sortir avec ce qui lui a été enseigné.

 

Il y explique comment réaliser une progression pédagogique, diriger une séance de cours, faire travailler les élèves en groupe, gérer les relations en classe en désamorçant les conflits, négocier des contrats avec des élèves plus difficiles que d’autres, comment guider les apprenants dans leurs apprentissages, comment travailler en équipe au sein de l’établissement, préparer et tirer profit pédagogiquement d’une sortie ou d’un voyage scolaire. Son ouvrage permet à l’enseignant de découvrir l’ingénierie de formation (analyser une situation, concevoir une réponse adaptée, la réaliser, puis l’évaluer), et le plaisir qu’on trouve à la pratiquer au quotidien.

 

Il aborde aussi les questions de sécurité en classe et les manières de les prévenir, autant que de les résoudre. Toutes les facettes du métier d’enseignant, et ce qui lui permet d’évoluer (usage de l’audiovisuel, des TICE) sont concentrés dans cet ouvrage toujours d’actualité, indispensable pour tout enseignant qui souhaite réussir dans son métier au quotidien.

 

Plus adapté aux enseignants du 1er degré, l’ouvrage d’Ostiane Mathon, permet d’apprendre à faire classe au quotidien, à obtenir la discipline en classe, à s’organiser et planifier des activités, à les évaluer ensuite efficacement, à diversifier ses méthodes pour maintenir la motivation de ses élèves, et à engager des relations de confiance avec les parents d’élèves, pour travailler en bonne intelligence avec eux.

 

Le professeur est un formateur

Le professeur doit posséder des aptitudes à retenir l’attention de son public, pour lui transmettre des connaissances de différentes manières, en pratiquant si besoin une pédagogie différenciée pour que tous puissent avancer en confiance dans leurs apprentissages.

 

Françoise LE DUIGOU s’y est intéressée: "Professeur comment faire ?". La découverte des élèves pour qu’ils se sentent exister en classe, l’instauration de rites d’entrée en classe, sont tout aussi importants, pour établir une relation de confiance privilégiée, que de savoir préparer et organiser un cours, y gérer le temps de parole des uns et des autres, en sachant utiliser les différents outils destinés à faciliter la transmission des savoirs de sa discipline.

 

Concevoir, réaliser, évaluer, les différentes missions du formateur y sont abordées, avec de nombreux conseils pratiques.

 

Bruno HOURST, lui, propose aux enseignants d’éveiller leurs élèves sans les ennuyer ("Former sans ennuyer").

 

En effet, l’ennui engendre la démotivation, la perte d’attention, et de là découlent de nombreuses situations perturbatrices, source de mauvaises conditions de travail et de sensation de pénibilité pour les enseignants comme pour une partie de leurs élèves. Son ouvrage s’adresse autant à des enseignants du 2nd degré que du supérieur, et permet de réfléchir, étape par étape, sur ce qui conditionne une bonne situation d’apprentissage, afin de retenir l’attention de son public, et de l’entretenir tout au long de la relation pédagogique privilégiée qui se crée avec lui tout au long d’une année. 

Le professeur, un éducateur aussi ?

Le professeur ne se substitue pas à l’autorité parentale, mais dans bien des cas, contribue à transmettre des valeurs morales importantes, comme le respect de soi (hygiène de vie) et des autres, le sens de l’écoute et de l’échange, la laïcité, les notions de droits, de lois et de devoirs, en étant toujours de bonne humeur, patient, tout en restant ferme.

 

L’ouvrage de Lionel SILVY  répondra aux attentes des enseignants affectés en établissement APV  (ZEP, ZUS, RAR, ECLAIR, etc). Les différentes facettes du « métier impossible » de l’enseignant y sont abordées (animateur, conseiller, éducateur, enseignant, formateur, tuteur) à travers des fiches pratiques basées sur sa grande expérience. Comment établir des règles de fonctionnement, exiger de ses élèves la ponctualité, désactiver et gérer les conflits et les crises, établir des sanctions acceptées par tous, comment motiver les élèves et les valoriser. Tous les ingrédients utiles à la pratique de son métier d’enseignant dans tous les types d’affectation y sont exposés, en partant de situations concrètes, de dialogues réels.

Le professeur, un gendarme aussi ?

Le professeur endosse la posture de "gendarme" contre son gré dans les classes agitées, parfois dans les couloirs avant l’entrée en classe ou entre deux séances de cours, en fonction des modalités du règlement intérieur de son ou ses établissement(s) d’affectation.

 

Il doit posséder une autorité naturelle, un charisme, ou apprendre les postures qui lui permettront d’être respecté de ses élèves. Il est le garant de la justice éducative dans ses classes, sans pratiquer le favoritisme, en respectant chacun dans sa personnalité, et même ses excès.

 

Il n’est pas rare que des enseignants soient trop fermes, intransigeants et exigeants, dès le début de l’année, pour « assurer leur réputation » et parer ainsi à toute difficulté, quittes à ne pas être appréciés de leurs élèves, en angoissant sans l’avoir anticipé les plus fragiles d’entre eux. Il est souvent difficile à un jeune enseignant d’apprendre de ses pairs, car les salles des profs sont rarement des lieux d’apprentissage et d’échanges d’expériences, en-dehors des établissements REP, REP+, ECLAIR, où un réel effort collectif et une vraie solidarité existe entre les enseignants, pour prévenir la souffrance au travail. 

 

Beaucoup de jeunes enseignants sous-estiment ce rôle de « gendarme » qu’ils devront endosser face aux élèves, qui ne laissent rien passer, et sont très perspicaces pour déceler rapidement les failles de personnalité de tel ou tel enseignant. Dès qu’ils y détectent une faiblesse, ils s’y engouffrent, et commence alors un travail de déstabilisation, d’usure, source de souffrances au travail pour les professeurs qui en sont les victimes.

 

Le web est riche en sites Internet qui proposent toutes sortes d’astuces pour « faire chier un prof », et il suffit d’indiquer cette expression dans un moteur de recherche pour comprendre dans quel univers l’enseignant « met les pieds », à l’époque d’Internet. Parcourir le web permet aussi de s’instruire des expériences pénibles vécues par des enseignants pourtant expérimentés, en particulier en consultant les vidéos tournées avec des smartphones et que les collégiens et lycéens mettent en ligne avec un sentiment d’impunité totale, pour s’amuser, pour épater leurs copains, ou en parcourant la trentaine de forums d’enseignants qui échangent leurs vécus en classe, en espérant être conseillés par des pairs, pour les aider dans cette situation déstabilisante qu’ils ressentent.

 

Benjamin CHEMOUNY  expose une méthode qui permettra aux enseignants du 1er degré d’être réactifs face à des élèves irrespectueux, insolents, agités, en adoptant des réponses adaptées à chaque type de situation rencontrée.

 

Les problèmes d’entrée en classe, les bavardages, les chahuts, les invectives entre élèves, les remarques déplaisantes à l’adresse de l’enseignant, tout y est traité méthodiquement, avec une deuxième partie fort utile sur les outils et ressources que doit posséder l’enseignant pour réussir à exercer son métier sans souffrance au travail.

 

Savoir bien utiliser sa voix, son regard, son corps, se préparer physiquement et mentalement avant d’entrer en classe, sont autant de réflexes à acquérir, et qui font mieux réfléchir à toute cette complexité du métier d’enseignant. 

 

Le professeur, un médiateur aussi ?

Le professeur doit souvent gérer des conflits : entre élèves, entre lui et un autre collègue plus rarement, entre lui et des parents d’élèves à la suite d’un malentendu.

 

Il est donc essentiel d’être patient, à l’écoute, attentif, pour devenir un habile négociateur, un bon diplomate.

 

Savoir gérer son stress est parfois une simple question de respiration, de prise de recul, en apprenant à gérer ses émotions, en pratiquant aussi des formes de relaxation.

 

                 ADHERER A AIDE AUX PROFS POUR APPRENDRE A GERER VOTRE STRESS